Elles se multiplient comme des petits pains ! En quelques mois, des néobanques pour professionnels ont poussé un peu partout en Europe. Aujourd’hui, une dizaine d’acteurs se partagent désormais le marché français. Si vous connaissez déjà Qonto et Shine, vous n’êtes pas sans savoir que de nombreux autres acteurs ont adapté leurs offres aux entreprises de l’hexagone.

Interview de Halim Bensaid Co-fondateur et CEO de la nouvelle néo-banque pour les professionnels.

Elles se multiplient comme des petits pains 🥖. En quelques mois, des néobanques pour professionnels ont poussé un peu partout en Europe. Aujourd’hui, une dizaine d’acteurs se partagent désormais le marché français. Si vous connaissez déjà Qonto et Shine, vous n’êtes pas sans savoir que de nombreux autres acteurs ont adapté leurs offres aux entreprises de l’hexagone. 

En 2021, de la microentreprise à l’ETI, toute structure peut, sur le papier, trouver son bonheur. 

Historiquement, nous connaissons déjà (toutes proportions gardées) la chanson 🎶 sur le marché des particuliers … Dès les années 2000, nous avons connu une première apparition des banques en ligne puis, vers 2015,  une deuxième vague avec l’apparition des néobanques. 

Pour autant, le segment des professionnels n’avait pas été disrupté depuis des dizaines d’années. Est-ce maintenant chose faite ?

Les prochaines années nous le diront …

La nouvelle pierre (précieuse) à votre édifice ? 💎

Chez Trésoria, nous travaillons avec ces néobanques pour pros qui viennent concurrencer/améliorer l’offre des banques en apportant des solutions complémentaires (ou en alternative) aux solutions bancaires traditionnelles. Nos clients se questionnent régulièrement sur ces entreprises qui proposent des services innovants. C’est pourquoi, l’année dernière, nous vous parlions de Mansa et son offre de micro-crédit à destination des freelances et des indépendants.

Cette année nous avons dégoté une nouvelle pépite, qui selon nous a (tout) compris au besoin des TPE-PME françaises en réussissant le pari de proposer une offre bancaire reliée à une plateforme centralisant une multitude de services liés à l’activité de l’entreprise.

Cette nouvelle néo banque pour pros, c’est Sapheer

Lancée début 2021, elle propose un compte courant avec une carte bancaire associée et toutes les fonctionnalités basiques qui vont avec (notifications en temps réel, catégorisation des transactions, virements programmables…) mais aussi, moins courant, le dépôt de capital. Aussi, comme toute néo banque respectable, l’ouverture du compte se fait en quelques minutes.

Classique direz-vous ..

Un portail de solutions à portée de main.

Mais patience voyons !

C’est pas tout, Sapheer ne veut pas se limiter à un compte courant mais être un outil financier pour ses clients. Les deux fondateurs, Halim Bensaïd et Dinusha Fernando ont alors pensé a “ Service + ” : une place de marché de solutions financières et extra financières, un portail directement intégrée dans l’application Sapheer.

Accédez à des solutions de financement, comptabilité, recouvrement, affacturage, d’assurance ou encore de mutuelle 100% en ligne et bénéficiez d’offres de bienvenue grâce à leur réseau de services/fintech/start-up partenaires… 

Top, non ?

//Spoiler//  Nous vous en parlerons plus bas, mais vous ne vous inquiétez-pas, hors de question pour Trésoria de ne pas participer à ce beau projet.

Nous sommes donc très heureux de vous annoncer un partenariat avec cette jeune pousse : Les clients possédant un compte chez Sapheer pourront accéder aux services de Trésoria en quelques clics, sans réinscription. Que ce soit pour une recherche de financements,  la livraison de leur Tréso’diag ou le test de leur éligibilité aux différentes solutions de financements existantes, nous chouchouterons la trésorerie des clients Sapheer et faciliterons leurs accès aux financements dès qu’ils nous solliciteront.

Pour comprendre comment et pourquoi cette néo-banque à vue le jour, nous avons décidé de consacrer notre première interview de 2021 à Halim, le CEO et co-fondateur. Pour savoir ce qu’il se cache (vraiment) cette nouvelle pépite, nous avons voulu faire les choses bien et le cuisiner comme les questions nous viennent, sans langue de bois. 

Les réponses d’Halim ainsi que sa vision de l’entrepreneuriat valent le détour, d’autant qu’un défi de taille les attends : ils visent 2000 à 2500 clients pour 2021. Un objectif assez modeste qui en cache un autre.. “L’objectif à long terme est de faire basculer nos clients en compte principal chez Sapheer”, confie Halim.

Alors ? Comment s’y prennent-ils ? Réponse de suite ! 

Les “Services +” de Sapheer : https://sapheer.co/servicesplus/

Questions / Réponses 👀

Trésoria : Halim, qui es-tu ? Quel est ton parcours personnel ? Scolaire et professionnel.

HalimPassionné de sciences depuis tout petit, je voulais faire de la recherche. J’ai donc un parcours scolaire plutôt scientifique (maitrise de physique) mais finalement je m’ennuyais et j’ai compris que ce n’était pas fait pour moi. J’ai découvert l’informatique à travers les projets pendant mon année lors de licence (époque iMac avec le retour de Jobs chez Apple) et le virus a pris, je n’ai plus lâché en intégrant un cursus en alternance (INSTA). Sorti d’études, j’ai fait ma carrière essentiellement dans le secteur bancaire d’abord en tant que system engineer puis rapidement project manager, entre autres chez Boursorama où j’ai participé activement à la transformation de plateforme boursière en banque en ligne.

C’est  juste après que  je me suis lancé à mon compte. D’abord dans le consulting en tant que Product Manager, tout en participant à des side projects, et mentoring notamment avec SenseCube (MakeSense). 

Aujourd’hui je suis CEO et co-fondateur de Sapheer et nous sommes actuellement six dans l’équipe)

Trésoria : Mais comment as-tu été piqué à la sauce entrepreneuriale ? Pourquoi se lancer dans l’ouverture ... d’une banque !!!?

Halim : Pendant mes années Boursorama, je suivais beaucoup ce qui se passait aux États-Unis avec les énormes levées de fonds faites par les start-up de l’époque comme Facebook, Twitter ou Snapchat. 

Dans le même temps, je voyais qu’il se passait quelque chose à Paris … J’ai donc commencé à noter mes idées (j’en ai trop !) pour voir ce que je pouvais en faire. J’ai la chance d’avoir un bon background technique qui me permet de comprendre la techno facilement et d’anticiper/comprendre les tendances liées aux nouveaux usages. 

C’est d’ailleurs au détour d’un projet, au cours duquel nous avons collaboré avec Dinusha (le CTO, Co-fondateur), que l’idée a commencé à germer. En effet, une des parties prenantes n’arrivait pas à ouvrir un compte pour le lancement de leur projet. En nous expliquant leurs difficultés, nous nous sommes rendus compte du potentiel évident pour aider les professionnels.

Trésoria : Peux-tu nous expliquer plus en détail comment et pourquoi est né Sapheer ? Comment t’es venu l’idée, comment as-tu flairé l’opportunité de marché ?

Halim : Comme je disais, c’est suite aux problèmes rencontrés par une société avec qui nous collaborions, que nous nous sommes rendu compte du potentiel de ce marché. J’ai commencé à regarder et discuter autour de moi, avec d’autres entrepreneurs et des professionnels afin de faire un peu de user research. Avec Dinusha, nous nous sommes vraiment rendu compte à ce moment qu’il y avait qq chose à faire avec toutes les frictions à solver en terme d’expérience utilisateur, d’offre et de service. Les usages ont tellement évolué depuis ⅘ ans et malgré tout, il reste tout à faire pour améliorer/réconcilier les entreprises avec leurs banques, spécialement en ligne.

Trésoria : Mais pourtant si je tape “banques pour professionnels”, “banques pour pro”, “banques pour freelance” sur google je suis noyé sous une masse d’offres toutes plus alléchantes les unes que les autres, n’est-ce pas ?

Halim : Oui effectivement, nous vivons un sacré momentum avec l’avènement de l’open banking, permettant enfin la disruption de ce marché qui en avait grandement besoin, que ce soit B2C ou B2B. Cela a démarré avec le B2C et depuis 4 ans celui du B2B.
Nous n’en sommes qu’au début, pléthores d’acteurs se positionnent sur des niches ou des segments de marché et d’autres arrivent en attaquant des besoins particuliers. Tout cela génère une grosse émulation qui permettra, à terme, l’émergence de solutions innovantes et profitables aux entreprises clientes, j’en suis certain !.Ce n’est que le début de la révolution sur le marché B2B !

Trésoria : Où en êtes-vous dans le projet ?

Ali Rami : Vous pouvez ouvrir votre compte en ligne depuis janvier 2021 😉

Trésoria : Quels sont vos prix ? Comment fonctionne votre business model ?

Halim : Nous proposons des abonnements mensuels compris entre 9,99 et 199,90 euros. Une offre gratuite est également disponible avec le minimum pour démarrer ou tester. Et les créateurs peuvent effectuer le dépôt de capital pour lancer leur entreprise.

Nous nous rémunérons avec les abonnements et un système de partage de revenus avec nos partenaires.

Toutes les offres : https://sapheer.co/tarifs/

Trésoria : Êtes-vous en contact avec les experts-comptables de vos clients ? Tirent-ils un bilan positif de leur utilisation de Sapheer ?

Halim : Alors c’est une très bonne question, car c’est justement en discutant avec pas mal de comptables que nous avons pu comprendre un certain nombre de “pain points” rencontrés par les entreprises. C’est de là que vient notre principal objectif, à savoir proposer une expérience complète pour les clients Sapheer grâce une gamme de services complémentaires voir indispensables comme peut l’être un service de comptabilité. Digital encore plus, puisque l’idée est de proposer une intégration poussée, très “smooth” aux clients de Sapheer à terme. À noter que de base, Sapheer propose un accès “comptable” afin de faciliter la collaboration client/comptable.

Trésoria : Peux-tu nous expliquer (en détail) comment se passe l’onboarding (inscription/souscription) chez Sapheer ? Combien de clics ? quels documents sont nécessaires/obligatoires ? Combien de temps en général ?

Halim : Justement, le parcours a été l’objet d’une grande attention et .. de pas mal d’itérations afin de lever un maximum de barrières pour faciliter la souscription. Dans la pratique, en 7 minutes c’est bouclé, avec 6 étapes simples de la vérification des informations (KYB et KYC)  jusqu’à la signature du contrat (en ligne), les clients n’ont besoin que des statuts, du kbis et de 2 pièces d’identités. Bientôt ce sera encore plus rapide, avec l’implémentation du live KYC.

Trésoria : Sapheer propose des solutions de financements ? du crédit ?

Halim : N’étant pas établissement de crédit, nous ne pouvons fournir ce genre de services, d’où l’idée de lancer Services+ pour donner accès à ces solutions.

Avec Services+, nous permettons à nos clients d’accéder à des solutions de financement (coucou Trésoria), comptabilité, recouvrement, affacturage, d’assurance ou encore de mutuelle 100% en ligne et de bénéficier d’offres de bienvenue.

Nous mettons à disposition de nos clients l’expertise de certains de nos partenaires, que nous avons spécialement sélectionné !

D’autres produits sont dans les cartons, comme les wallets Apple Pay et Google Pay. Mais aussi une solution pour déposer les chèques car les professions libérales en reçoivent beaucoup et que nous n’avons pas d’agences physiques. Nous essayons de trouver une solution adéquate qui va permettre de scanner à la volée tous les chèques et les envoyer en une fois”. Nous travaillons  sur ce produit avec Treezor qui nous fournit la plateforme bancaire. Autre sujet sur le feu : le dépôt de cash, très demandé par les clients artisans.

Trésoria : Quel est l’intérêt pour Sapheer de travailler avec Trésoria ?

Halim : Tresoria nous permet d’adresser la partie financement et gestion de la trésorerie pour nos clients. 

L’idée est de pouvoir proposer des solutions de financement à nos clients au bon moment et surtout au bon profil. 

La technologie va nous y aider avec l’analyse prédictive afin d’anticiper pour nos clients leurs besoins.

Trésoria : Y a-t-il des critères pour ouvrir un compte chez Sapheer ? Si oui, lesquels ?

Halim : C’est simple : toutes entreprises immatriculées qui disposent d’un numéro SIREN ou en cours de création, peuvent ouvrir un compte professionnel chez Sapheer. Le(s) représentant(s) légal, bénéficiaire(s) effectif(s) doivent être domiciliés et avoir leurs résidences fiscales en France.
Tous secteurs d’activités et formes juridiques sont acceptés : Micro-Entreprise, SASU, SAS, SARL, SC & SCI, EURL, EIRL, SEL, SA. Et bientôt les associations seront acceptées !

Trésoria : Depuis le début de Sapheer, quelles entreprises utilisent votre outil ? Uniquement des indépendants ? De quel secteur d’activité ?

Halim : Nous avons fait tester notre plateforme en bêta privée afin de récupérer un maximum de feedbacks avant le lancement en janvier dernier. Les retours que nous avons sont assez bons, spécialement auprès des TPE et petites PME ainsi que des startupers ; il y ’a aussi beaucoup de professions libérales, d’artisans, et d’indépendants en tout genre.

Trésoria : Je suis un chef d’entreprise d’une petite PME en gironde. Mécontent du service que j’ai actuellement dans ma banque, je souhaite changer d’établissement. Pourquoi devrais- je devrais aller chez Sapheer, plutôt qu’un Qonto ? Anytime ? Revolut ? Bunq ? ou autres Prismea ?

Halim : Halim : Parce que nous sommes trop cool évidemment 😁 !
Plus sérieusement, parce que nous proposons des offres très intéressantes par rapport à la concurrence, un accès à des services de financement de trésorerie, assurance, comptabilité etc. Et pour finir je dirais que l’expérience utilisateur est plus pertinente, car basée l’affichage des informations importantes, avec des métriques qui ont du sens, et qui permettent à nos clients de prendre des décisions cohérentes et efficaces. L’objectif est d’accompagner nos clients dans leur croissance en leur facilitant la vie au quotidien pour gérer leurs flux, mais aussi d’anticiper les besoins ou identifier des leviers de croissance.

Trésoria : Partir sur une néo-banque me fait peur car j’ai besoin d’une relation avec un “humain” pour mes prises de décisions. Avez-vous des conseillers professionnels formés et aptes à m’orienter dans mes choix ? Notamment en termes de gestion de trésorerie ou de financement ?

Halim : Nous avons un Customer Success qui répond aux questions, avec un vrai suivi et surtout de l’empathie pour nos clients
L’idée, c’est d’être vu comme un partenaire par nos clients, les aider à se focaliser sur leur business sereinement, en fournissant une expérience utilisateur en cohérence avec leurs besoins au quotidien.
Par exemple, pour la partie trésorerie, ce sera notre partenaire Services + Trésoria qui se chargera du suivi, mais nous intégrons les notifications intelligentes dans l’espace client Sapheer.

Démystification 🧙

Bon ben voilà … Vous savez ce que c’est que ce fameux Sapheer, la pierre qui manque à votre édifice !

Efficace n’est-ce pas ?

Maintenant, relâchons-nous. Pour clôturer l’interview, nous avons posé quelques questions, plus intimes, à Halim pour en connaître un peu plus sur lui et le fond de sa motivation entrepreneuriale.

Trésoria : Où est situé Sapheer ? 

Halim : Levallois / Paris 

Trésoria : Ok, donc si je te dis “Paris ou Londres”, qu’est-ce que tu choisis ?

Halim : Londres ! J’adore cette ville même si mes spots sont sur Paris. 

Trésoria : Tu es originaire de Paris ? 

Halim : 94 !

Trésoria : Maintenant parlons un peu de tes habitudes digitales. Qui suis-tu sur Instagram et sur LinkedIn, utilises-tu facebook, discord, tiktok ?

Halim : Alors, sur Instagram j’adore suivre les comptes liées au basket, sneakers (grand fan de Air Jordan Spiz’ike). Linkedin me sert à suivre l’écosystème fintech et mon réseau pro. Je me sert de Twitter pour faire de la veille, suivre les tendances et les news des influenceurs comme Sam Altman, Paul Graham ou Spiros Margaris.
Sinon je lis pas mal d’articles sur Medium notamment sur le product management et j’écoute pas mal de podcasts. 

Trésoria : Fais-tu une distinction entre ta vie perso et ta vie pro, tout du moins, sur les réseaux ?

Halim : Oui mon compte Linkedin est vraiment dédié au pro tandis que mon twitter un peu des deux, IG est en revanche strictement perso. 

Trésoria : Bon puisque tout le monde se le demande… Qu’est-ce que tu dis quand tu te cognes un orteil ?

Halim : Des gros mots lol 

Trésoria : Tu dirais que tu es plutôt lève-tôt ou couche-tard ?

Halim : Je me fais vieux, couche-tard et lève-tôt 

Trésoria : Si je te dis “passé ou futur”, qu’est-ce que tu réponds ?

Halim : Le futur se construit au présent 😉 

Trésoria : Et si je te dis “action ou réaction”, qu’est-ce que tu choisis ?

Halim : Action Action Action 

Trésoria : Ta chanson du moment ?

Halim : Collateral Damage de Burna Boy & Toosie Slide de Drake 

Trésoria : Allez, je te laisse le mot de la fin. Tu me dirais plutôt “au revoir” ou “ciao” ?

Halim : Hasta la vista 🙃

Interview, rédaction, édition : Valentin Amelineau

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